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Histoire de notre village

Le village est situé dans la région naturelle de Sologne et l'aire urbaine d'Orléans, à 27 km au sud d'Orléans et à 7 km à l'est de La Ferté-Saint-Aubin.

La commune est limitée au nord par la rivière « le Cosson » et au sud par « la Canne ». La seule éminence notable est la butte du Ciran.

 

· Origines du nom « Ménestreau en Villette » :

1189 : Monsterolio

1218 : Monestrolium in Sigolonia

1481 : Monasterellum in Villeto

XVIe siècle : Menestrello

1765 : Mennetreau & Mennetreau en Sologne

XVIIIe siècle : Menetreau & Menetereau

1768 : Menestreaux

 

· Un peu d’Histoire :

Le village de Ménestreau en Villette est fort ancien puisque l’on trouve déjà trace en l’an 900 d’un « MONASTERIOLUM » attestant de la présence d’un monastère sans doute fondé par les moines défricheurs de Saint Benoît. Un lieu existant encore de nos jours sous le nom de « Ville sans Moitié » (Ville sans moitié au XVIIIème siècle) semble confirmer cette thèse si l’on admet que ce nom est la contraction et la déformation de « Villa sous le Moutiers » c’est à dire domaine rural dépendant du Monastère.

Au fil des siècles, les noms du village ont évolué comme ci-dessus, avant de se figer en Ménestreau en Villette à la fin du XVIIIème siècle ; nom sous lequel figure notre village sur la carte de François Cassini (1714-1784).

Le village de Ménestreau en Villette couvre une superficie de 5361,64 hectares, délimité au Nord par le Cosson et au Sud par la Canne. Selon les experts du BRGM, il est entièrement situé sur des sables argiles de Sologne dont la stérilité est bien connue, et remontant à la période du Burdigalien (comprise entre -20 et -16 millions d'années).

La population actuelle de Ménestreau est de 1527 habitants, les habitants s’appellent les Ménestréliens, appellation récente, ou Ménestréens, appellation plus ancienne et sans doute plus proche de la réalité.



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Au cours de siècles, la population a subi des variations notoires :
1665 : 485 habitants. 1921 : 968 habitants.
1725 : 395 habitants. 1931 : 863 habitants.
1741 : 599 habitants. 1946 : 839 habitants.
1789 : 493 habitants. 1975 : 659 habitants.
1801 : 592 habitants.  1980 : 948 habitants.
1820 : 637 habitants.   1990 : 1 301 habitants.
1841 : 614 habitants.   1999 : 1 304 habitants.
1872 : 697 habitants.    2005 : 1 465 habitants.
1881 : 1 068 habitants.    2010: 1 467 habitants.
1901 : 1 134 habitants.  2014 : 1 527 habitants
1911 : 1 125 habitants.  


 

Cette population est restée relativement stable dans la moitié du XVIIIème siècle et la première moitié du XIXème.

La remise en valeur des terres de Sologne sous le second empire, avec l’assèchement des marais et les premiers enrésinements, a provoqué un fort développement de la population agricole et l’implantation de nouvelles fermes construites à cette époque.

Le conflit de 1914-1918 a amorcé la baisse de la population, phénomène hélas particulièrement sensible en Sologne, pays des fantassins. Notre monument aux morts en est le triste témoignage. Cette baisse a été accentuée par l’abandon progressif des exploitations agricoles provoquant l’exode rural. Le niveau le plus bas a été atteint en 1975 année ou la population étant identique à celles des années 1850.

L’implantation de nouveaux lotissements, le développement des résidences secondaires, ont, depuis provoqué une véritable explosion démographique entre 1975 et 1980 et entre 1988 et 1990. Depuis 2005 la population reste stable avec environ 1500 habitants.

 
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· Toponymie de domaines sur Ménestreau en Villette :

Les Bouchats : signifie buisson, petit bois.

Bray : vallée, d’origine préromaine et probablement celtique.

Briou : champs clos, parc, lieu entouré de murs ou de haies dans lequel on élevait des bêtes sauvages, et où on se livrait au plaisir de la chasse.

Beauregard, Bel Air, Beauséjour, Beaumidi : rappelant la beauté du site, l’agrément du domaine.

Châtenay : lieu planté de châtaigniers où ils abondent.

Chavenay : le chat huant, le hibou (mot d’origine gauloise).

La Coudre : noisetier (vient de Corylus).

Le Ciran, Cyran, Siran : se prononçait déjà « Ciran » en 1157. Ciram, cisam signifie champs de Cisus ; nom de propriétaire gaulois ou gallo-romain.

Courcelles : domaine rural d’étendue restreinte.

Fay : de fagus qui désigne le hêtre. A abouti à Fai ou Fay.

Launay : endroit où les aulnes abondent.

Lousson : même nom que la rivière l’Ousson ; l’article s’est collé au nom.

La ville sans moitié : le toponyme aurait dû être écrit correctement à savoir « ville sans moûtier » c’est-à-dire sans église. C’est ainsi que Cassini l’a orthographié en 1759.

Le Masnil : désignait d’abord un terrain propre à recevoir une maison. Il prit ensuite le sens de logis construit sur le terrain. De Maisnil, puis Mesnil, on aboutit à Masnil ou Manil.

Le Mazuray : désigne un groupe de masures. Actuellement « masure » a un sens péjoratif qu’il n’avait pas à l’origine ; une masure était une résidence.

La Justice : nom des endroits où l’on exécutait les criminels, où étaient dressés les gibets, potences ou fourches patibulaires.

Villette : en vieux français, Villette signifie « petit domaine rural », puis « petit village ».

Viliers : synonyme de domaine rural.

 

Dès la fin du XIIème siècle, à la suite de nombreux affranchissements octroyés aux serfs, apparaissent quantité de toponymes formés à l’aide d’un nom propre d’homme et du suffixe féminin « ière ». Les serfs, nouveaux venus à la liberté civile, affirment avec fierté leur indépendance en attachant leur nom au sol.

 

Quelques exemples :

La Vronnière : de Véron,

La Girardière : de Giraud,

La Martinière : de Martin,

La Tabardière : de Tabard ou Tabart,

La Thomassinière : de Thomassin.

Le suffixe « erie » est plus récent et apparait un siècle plus tard :

La Rougerie : vient de Lerouge,

La Bidauderie : vient de Bidaud.

 

Au XVème siècle apparaissent les toponymes désignant des domaines simplement par un nom de famille au pluriel. En effet quand un père mourrait, les fils habitués à la vie commune, demeuraient souvent en communauté. Un exemple : Les Foucaults.

 
Pont mes Chiens : initialement « Pont aux chiens ». Dénommé de la sorte  autrefois et figurant tel quel sur de vieux actes, l’orthographe a évolué en « Pont de mes chiens » et « Pont mes chiens ».

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